mardi 28 mai 2013

Père Castor Noix de Coco et son ami 1956, ma plus belle histoire d'enfance


"Après tous ces déboires, on peut penser que le chien en avait par dessus la tête de l'amitié. Et il devenait plus triste de jour en jour. Sur une grève au bord du lac, il vit un jour une étrange bête à deux pattes. C'était un trappeur des grands bois qui faisait cuire du lard sur un grand feu de braise. Il connaissait bien les bêtes de la forêt et la solitude lui faisait le coeur bon. Il lança doucement quelques succulents morceaux sous le nez du petit chien. 
-Tiens ! se dit ce dernier en se souvenant du loup, celui-là me donne à manger ! La nuit venait. L'air fraîchissait. l'homme attisa son feu, s'enroula dans une longue étoffe, posa la tête sur son sac et alluma sa pipe. 
-Viens ! dit-il doucement en soulevant un pan de sa couverture. le chien hésita longtemps, puis il se glissa près de l'homme. souvent, dans la nuit claire, il s'entr'ouvrit un oeil inquiet ; mais, au petit matin, ils dormaient confiants, l'un près de l'autre.
-Ah ! dit en s'éveillant le petit chien, qui se souvenait alors de l'ours, celui-là ne m'a pas marchandé sa chaleur ! "

3 commentaires:

daniel a dit…

Je viens d'être bêtement humilié professionnellement. Je me suis mis dans une colère noire. Je vais me mettre au vert, du boulot, deux trois jours. Et puis réclamer des explications.
Je suis en colère !
C'est amusant de constater comme l'humiliation démolit l'adulte et lui fait rejoindre l'état d'enfant...
C'est la raison inconsciente au départ de la publication de cet album d'enfance du Père Castor...

Calyste a dit…

Daniel: et merci pour le clin d’œil!

LESA FAKER a dit…

Pas loin de chez moi, il y a le musée du Pere Castor ( http://www.limousin.culture.gouv.fr/spip.php?article256)